Pays : CÔTE
D'IVOIRE
Capitale : Abidjan
Population : 15,8 millions
Superficie : 322 462 km²
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Données
de base
La Côte d’Ivoire a une superficie de 322.463
km2. Située près de l’équateur,
elle est limitée à l’Est par le Ghana, à l’Ouest
par le Libéria et la Guinée, au Sud par l’Océan
atlantique (golfe de Guinée) et au Nord par le Burkina
Faso et le Mali. Le pays qui se trouve dans la zone intertropicale
humide, est traversé par trois types de climat : le
climat subéquatorial au sud, le climat tropical au
Centre et le climat soudanien au Nord. La position géographique
de la Côte d’Ivoire et son climat expliquent
d’une part les deux principales zones de végétation
(la forêt au sud et la savane au Nord) et d’autre
part, la présence d’une gamme variée
de cultures vivrières. Cette diversité de cultures
signifie diversité de semences sélectionnées à mettre à la
disposition des paysans.
La population totale de la Côte d’Ivoire est
estimée à 15,854 millions d’habitants
en 1998 correspondant à une densité moyenne
de 46 habitants au km2, contre 11 millions d’habitants,
soit 35 habitants au km² en 1988 (recensement général
de la population et de l’habitat – RGPH en 1988).
En l’an 2015, on estime que la population de la Côte
d’Ivoire dépassera les 27,5 millions d’habitants,
soit pratiquement le double de la population de 1998. Ces évolutions
correspondent à des taux d’accroissement de
3,7% et 3,2% respectivement pour les périodes 1995-2000
et 2000-2015, contre 3,8 % pour la période 1975-1988.
Cette forte croissance démographique s’explique
par une fécondité précoce, une urbanisation
galopante et une immigration étrangère importante.
Globalement, la formation du milieu urbain, bien que récente,
est rapide. Estimée à 45 % de la population
totale en 1988, la population urbaine est passée à 48
% en 1995 pour atteindre 50,5 % en 1997. Elle représentera
54 % de la population totale en 2000, et 63 % en 2015. En
1988, la population rurale a été évaluée à plus
de 6 millions d’habitants sur un effectif total de
11 millions, soit 55 % de la population globale. En 1996,
le nombre total des ruraux a sensiblement augmenté par
rapport à celui de 1988 ; plus de 7,7 millions d’habitants,
soit 50 % de la population totale. Sur la base du résultat
du RGPH de 1988 et de celui de l’enquête des
exploitations agricoles (enquêtes de base PVA 1990),
on évaluait la population agricole à environ
6 millions de personnes réparties inégalement
sur le territoire national. Les régions de la zone
de forêt regroupaient à elles seules plus de
66 % de l’effectif total, soit près de 4 millions
de personnes.
Le nombre d’exploitants agricoles était estimé à 750.000
en 1988, et à 853 000 en 1990. Ces estimations proviennent
l’une du recensement général de la population,
l’autre de l’enquête de base des exploitations
menées dans le cadre du projet de vulgarisation agricole
(PVA). L’enquête réalisée par l’Agence
Nationale pour le Développement Rural (ANADER) donne
902.772 chefs d’exploitations en 1997.
La répartition de ces exploitants reste inégale
sur l’ensemble du pays. En effet 57 % des exploitations
sont localisées en zone forestière contre 44
% en zones de savanes. On note aussi une concentration de
ces exploitants dans les régions du Sud, du Centre
Ouest et de l’Ouest. Ainsi, la population ivoirienne
diversifiée, caractérisée par une forte
croissance démographique, une urbanisation galopante,
exerce une forte pression sur la demande de produits vivriers.
Pour satisfaire cette demande, il faut pouvoir intensifier
les systèmes de production, notamment par l’utilisation
de semences améliorées.
Situation économique
L’économie ivoirienne a connu trois phases d’évolution
successive. En effet, durant les vingt premières années
qui ont suivi son indépendance, grâce à l’option économique
libérale tournée vers l’extérieur,
la Côte d’Ivoire a connu une forte croissance économique
avec un taux annuel de 7 % par an qui a engendré un
développement réel de ses infrastructures de
base, la modernisation de son agriculture et un progrès
social unique dans la sous-région. L’économie
ivoirienne restait cependant très dépendante
du binôme café-cacao.
La seconde phase allant de 1981 à 1993 a été marquée
par la baisse significative du taux de croissance de l’économie
et par de nombreux programmes d’ajustement structurel
(PASA, PASEA, PASCO…) sous la houlette des institutions
de Bretton Woods. Au cours de cette période, les indicateurs
sociaux se sont dégradés. Les ménages
vivant au-dessous du seuil de pauvreté sont passés
de 11 % en 1985 à 31 % en 1993. Les différents
programmes d’ajustement ont permis néanmoins
au solde primaire des opérations financières
de l’Etat de passer d’un déficit de 225
milliards de FCFA en 1989 à un excédent de
13 milliards de FCFA en 1993.
La troisième phase amorcée après le
changement de parité du Franc CFA en 1994 s’est
d’abord caractérisée par un retour à la
croissance dès 1994, et une consolidation à partir
de 1995 avec des taux de croissance de l’ordre de 7
% l’an. Pour assurer ensuite les conditions de succès
de ce réajustement de parité du franc CFA,
un programme macro-économique avait été adopté,
avec l’appui des institutions financières internationales,
pour améliorer la compétitivité internationale
du pays et replacer l’économie sur la voie d’une
croissance durable.
Malheureusement, la mise en œuvre des mesures structurelles
et financières d’accompagnement de la dévaluation
n’a pas pu contribuer à une amélioration
des performances économiques du pays au-delà de
1997. En effet, à partir de cette date, la Côte
d’Ivoire s’est retrouvée confrontée à de
sérieuses difficultés économiques et
financières. Ces difficultés étaient
exacerbées certes par une conjoncture économique
internationale défavorable, notamment par une nouvelle
baisse des prix à l’exportation du cacao et
du coton, mais elles étaient liées pour une
part non négligeable à la mauvaise gestion
des finances publiques caractérisée, par l’absence
de discipline budgétaire, des dépassements
exorbitants de dépenses et la faiblesse du recouvrement
des recettes.
Stratégie de développement
agricole
L’objectif global dans ce secteur est de promouvoir
une agriculture moderne, mécanisée, intensive
largement diversifiée et compétitive, c’est-à-dire
capable d’assurer l’autosuffisance alimentaire,
le développement des industries agroalimentaires et
de faire de la Côte d’Ivoire un des greniers
d’Afrique.
L’agriculture constitue un facteur de la croissance économique
de la Côte d’Ivoire. La production agricole représente
1/3 du PIB global, et 2/3 des exportations. Au cours des
deux premières décennies qui ont suivi l’indépendance
de la Côte d’Ivoire, l’action gouvernementale
a porté essentiellement sur les cultures de rente
destinées à l’exportation.
Les actions de soutien et d’accompagnement mises en œuvre
ont permis à la Côte d’Ivoire d’être
le premier producteur mondial de cacao, et le 5ème
producteur mondial de café depuis 1986. Il s’agit
notamment de la réalisation de programmes de recherche
appropriés qui ont abouti à la création
de matériel végétal à haut rendement
et à la définition d’itinéraires
techniques et de l’existence de débouchés
pour les productions concernées.
Dans cette perspective, le Plan
Directeur de Développement
Agricole 1992-2015 a défini pour l’ensemble
du secteur agricole les orientations suivantes :
- augmenter les revenus et améliorer les conditions
de vie en zone rurale, en vue de réduire les disparités
ville-campagne ;
- désengager progressivement l’Etat des activités
de production, pour permettre l’émergence d’un
secteur privé apte à prendre la relève
;
- réduire le chômage des jeunes ;
- réduire la pauvreté en milieu rural.
Pour atteindre ces objectifs, le
Gouvernement a décidé,
entre autres activités, d’améliorer la
productivité de la filière vivrière,
notamment par l’utilisation de semences sélectionnées.
Les programmes fondamentaux que le plan directeur du développement
agricole (1992 – 2015) est appelé à résoudre
s’articule autour :
- du poids de l’agriculture extensive et de la déforestation
caractérisée par un système de
production basé sur la culture itinérante sur
défriche – brûlis, consommateur de terres
et de forêts, l’utilisation de petits outils
adaptés à la culture manuelle, la prépondérance
de l’autoconsommation ;
- difficultés de financements liés au manque
de crédit agricole ;
- des fortes déperditions dues au faible transfert
des résultats de la recherche et à la valorisation
insuffisante des produits ;
- des difficultés de valorisation et de commercialisation
des produits.
La production
vivrière
L’accroissement de la production vivrière et
l’amélioration du circuit de commercialisation
constituent les objectifs majeurs concernant la filière
des produits vivriers. En ce qui concerne le riz, le Gouvernement
a libéralisé les importations de riz ordinaires.
De plus, les prix aux producteurs ont été revalorisés
et un vaste programme d’aménagement des bas-fonds
a été conduit.
Ces réformes ont permis de porter la production de
riz paddy de 800.000 tonnes en 1995 à 913.000 tonnes
en 1996 et 1 million de tonnes en 1997. Toutefois, la consommation
n’est couverte qu’à 55% environ. A cet
effet, l’Etat a initié en 1985, un plan semencier
destiné à mettre en place les mesures permettant
d’assurer un approvisionnement régulier des
agriculteurs en semences performantes. Il convient cependant,
de souligner que la libéralisation de la filière
riz et le désengagement de l'Etat des activités
de production et de commercialisation ont bouleversé les
mécanismes de régulation du système
qui avait été mis en place.
En outre, la dévaluation du franc CFA et les différents
ajustements structurels ont affecté sérieusement
le secteur semencier et par voie de conséquence, la
production rizicole du pays. Ainsi, la situation nutritionnelle
des couches sociales les plus vulnérables s’est
retrouvée dangereusement menacée. Ces dernières,
par manque de moyens financiers, n'ont pas accès à une
alimentation suffisante et variée. Beaucoup de paysans,
en particulier les femmes, ont recours à une agriculture
de subsistance, de type extensif, au détriment de
la préservation des ressources naturelles.
Ceci affecte particulièrement les performances de
la riziculture pluviale qui fournit l'essentiel de la production
de paddy et couvre environ 90 % des surfaces rizicoles. Elle
se caractérise par :
- de petites exploitations ;
- l’utilisation de pratiques culturales traditionnelles
;
- l’absence de recours aux variétés améliorées
et autres intrants agricoles ;
- la diminution constante de la durée de la jachère.
A cause de la faiblesse de ses
performances, l’Etat
a recours à une importation massive de riz. Ainsi,
quelques 300 000 tonnes de riz blanchi sont achetées
chaque année pour une valeur moyenne de 30 milliards
de F CFA.
Pour faire face à cette situation, l’Etat ivoirien
a mis en œuvre un programme quinquennal (1998 - 2002)
de développement des cultures vivrières en
général, et de la riziculture en particulier,
dont les principales actions sont orientées sur la
relance du secteur semencier.
Cela s’est traduit par :
- la réouverture des fermes semencières ;
- l’élaboration d’un cadre réglementaire
chargé de répondre aux impératifs de
la libéralisation ;
- la création d’une Sous-Direction des Semences
et Plants ;
- la mise en place d’un Comité Technique d'Inscription
au Catalogue chargé de l'homologation des variétés
;
- la réactualisation du Catalogue Officiel des Espèces
et Variétés où sont déjà inscrites
une vingtaine de variétés de riz ;
- la création d'un Laboratoire d'Analyse de Semences.
Certes, le secteur privé a réalisé des
progrès importants en matière de production
et d'utilisation de semences et plants sélectionnés
pour la plupart des cultures de rente. En revanche, il accorde
très peu d'intérêt au secteur vivrier,
où les paysans ont régulièrement recours
aux réserves locales.
La modernisation des petites exploitations
agricoles qui est une des options du Plan Directeur de
Développement
Agricole (1992-2015), doit passer en priorité par
l'utilisation des semences améliorées à moindre
coût, du fait de l'accès difficile au crédit
pour l'achat des autres intrants.
La promotion et le développement de systèmes
de multiplication de semences s'appuyant sur la valorisation
des connaissances et pratiques paysannes, en particulier
sur le développement d'un système communautaire
de production et de diffusion de nouvelles variétés
de riz africain (CBSS) constitue une des principales composantes
du programme de développement du secteur semencier
initié par le Ministère de l'Agriculture et
des Ressources Animales.
Personne-ressource
Monsieur Sia Paul Chef du service
semences et plants / Coordonnateur Adjoint du Projet d’Appui au système
semencier communautaire
Bureau : (225) 20 21 40 51
Fax : (225) 20 21 46 18
Cell : (225) 07 88 35 85
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