Accueil / Information sur les pays membres
   
Information sur les pays membres
 

 

Pays : GUINEE
Capitale : Conakry
Population : 7,5 millions d'habitants
Superficie : 245 857 Km2

 

Principales cultures :
- Riz
- Patate douce
- Manioc
- Maïs
- Mil / Sorgho
- Fonio
- Planatin

Données de base
La République de Guinée couvre une superficie de 246.000 km². Elle est entourée de six (6) pays voisins : la Guinée Bissau et le Sénégal au Nord ; le Mali et la Côte d’Ivoire à l’Est ; la Sierra Léone et le Libéria au Sud. Elle s’ouvre à l’Océan Atlantique à l’Ouest sur une distance de 438 km.

Les 2/3 du pays sont montagneux et bénéficient d’une pluviométrie abondante et régulière ainsi que d’un réseau hydrographique important. Les chaînes de montagnes qui se succèdent du Nord-Ouest au Sud-Est permettent de distinguer 4 zones naturelles qui sont : la Basse Guinée, la Moyenne Guinée, la Haute Guinée et la Guinée Forestière, lesquelles se subdivisent en zones agroécologiques bien distinctes.

D’après les résultats du recensement de 1996 du Ministère du Plan et de la Coopération, la population guinéenne est de 7.500.000 (y compris les réfugiés). Elle croît en moyenne au rythme de 3.1 % l’an. La Guinée est un pays dont les femmes représentent 51 % de la population. Le taux d’exode rural est estimé à 2,08% par an. La population guinéenne est composée à 70% de ruraux. Elle croit en moyenne au rythme de 3,1% par an, dont 42% ont moins de 15 ans. Les personnes âgées de plus de 65 ans ne représentent que 5%.

Situation économique
La Guinée, en dépit de ses énormes richesses agricoles et minières, a connu depuis les premières années d’indépendance une longue période de turbulences économiques. Pour faire face à cette situation, l’Etat s’est engagé depuis 1985 dans un vaste programme de redressement économique et financier, suivi d’un plan d’ajustement structurel pour assainir les finances publiques.

La Guinée est un pays essentiellement agricole et minier. L’importance du secteur agricole dans l’économie nationale est d’autant plus évidente qu’il concerne en moyenne 4 guinéens sur 5. Sa modernisation va permettre au pays de moins dépendre du secteur minier qui représente 95 % des exportations. Les produits agricoles d’exportation sont : le café – 23.550 t en 1997, le coton – 25.000 t en 1998 / 1999 et le caoutchouc.

La période 1996 – 1998 est marquée par une croissance de 4,6% du PIB représentant un accroissement du revenu par tête d’habitant de 1,7%. Son taux de croissance moyen annuel a été de 5,2% en 1998. L’objectif à long terme est de porter ce taux à 10% en l’an 2010.


Perspectives de développement du secteur agricole
La mise en œuvre des mesures préconisées par la Lettre de Politique de Développement Agricole (LPDA2) a permis d’améliorer globalement les performances du secteur agricole et de créer une dynamique au sein du monde rural.

La production vivrière a enregistré une nette progression contribuant ainsi au renforcement de la production nationale. Elle a permis de diminuer de façon significative le niveau des importations qui sont passées de 228.000 tonnes en 1996 à 180.000 tonnes en 1997. Les mesures préconisées dans le cadre de la LPDA2 permettront de consolider cette tendance.

Du point de vue institutionnel, les différentes mesures envisagées par la LPDA2 permettront de rendre plus performantes les structures d’appui au monde rural par la promotion du secteur privé et la création d’emplois en milieu rural. D’ores et déjà, le ministère de l’agriculture et de l’élevage a entrepris une expérience pilote de formation de ses agents à l’esprit de création d’entreprises dans le cadre du PNSA.

En 1998, la production agricole était assurée par 451.000 exploitations familiales composées en moyenne de 8 personnes, dont 5 actifs. La superficie moyenne cultivée par exploitation était estimée à 2,17 ha. Les travaux agricoles reposent essentiellement sur une main d’œuvre familiale utilisant des techniques traditionnelles.

La superficie totale des terres cultivables en Guinée est estimée à 6,2 millions d’hectares, soit 25,20 % du territoire national. La superficie actuellement cultivée ne représente que 15,78 % de ce potentiel soit 978.662 ha. Les terres irrigables sont estimées à plus de 66.200 ha sur un potentiel de plus de 260.000 ha.

La culture de riz est la plus pratiquée dans toutes les régions. Elle occupe plus de 49 % des superficies cultivées du pays. Le riz pluvial domine largement avec 287.000 ha soit 60 % des superficies rizicoles.

De 1991 à 1998, la production de paddy est passée de 501.000 à 716.000 tonnes, soit un accroissement cumulé de 43% et une augmentation de la production moyenne supérieure à 6% par an. Ce résultat a été obtenu grâce à l’augmentation des superficies cultivées (32%) consécutive à l’augmentation du prix du riz au producteur de + 34%, mais aussi par un important programme de désenclavement des communautés rurales favorisant ainsi l’évacuation des produits agricoles.

Sécurité alimentaire
Les importations de riz ont connu des pics en 1992 avec des arrivages totalisant 300.000 tonnes pour se stabiliser depuis 1995 à 200.000 tonnes dont 6.000 tonnes d’aide alimentaire. A partir de 2001, ces importations sont descendues sous la barre des 200.000 tonnes. Ce résultat a été obtenu grâce au développement d’autres cultures vivrières (maïs, tubercules, banane plantain, fonio, etc.…) et l’intensification de la riziculture.

Le rendement moyen du riz est passé de 1,33 tonnes en 1991 à 1,49 tonnes/ha en 1998, le maïs de 0,96 t/ha à 1,01 t/ha, le manioc de 6,300 t/ha à 7,000 t/ha, l’arachide de 0,80 t/ha à 0,98 t/ha et le fonio a atteint 0,84 t/ha .

Le taux de dépendance alimentaire aux importations est de 39 % en 1996 contre 46 % en 1995. Cette diminution vis-à-vis du marché extérieur s’explique par les performances accumulées dans le secteur.

L’apport énergétique des produits végétaux représente 90% (environ 1960 kcal/habitant/jour) des apports calorifiques, dont 69% proviennent de la production nationale et 31% des produits importés.

Etat des lieux en matière de production semencière
Bien qu’un un service national de conditionnement et de contrôle de la qualité ait existé de 1945 à 1968, la production de semences des céréales et de riz en particulier n’a jamais pu être correctement organisée.

A partir des années 1980, plusieurs tentatives ont été menées dans le but d’améliorer significativement la qualité des semences de riz. C’est ainsi que certaines structures ont initié des activités ciblées sur les semences. Ce fut notamment le cas de l’Opération Nationale pour le Développement de la Riziculture (ONADER), de l’Opération Riz de Guéckédou (ORG) et du Projet Semencier National (PSN), qui ont initié l’installation de banques de semences. Plusieurs parmi celles-ci sont encore opérationnelles. Nous citerons en guise d’exemple le cas de Kissidougou où, en plus des huit (8) banques initiées par le projet de Développement Rural Intégré de Kissidougou (DERIK), les paysans ont pu créer huit (8) autres banques. Leur fond de roulement est passé en moyenne de 1 500 000 F à environ 6 000 000 F.

Le PSN a à son actif la création des centres de conditionnement de semences (CCS). Ceux-ci ont été installés dans les localités de Koba et Kilissi en Guinée maritime, Bareng en Moyenne Guinée et Bordo en Haute Guinée. Ces centres ont fonctionné que durant la phase d’exécution du PSN (1986 – 1990). Depuis cette période, les activités sont menées au ralenti, excepté celles conduites au CCS de Koba qui bénéficie d’un financement de l’Union Européenne. Il a traité et commercialisé en 1997 quelques 350 tonnes de semences certifiées.

Cependant, dans la plupart des cas, les petits producteurs n’ont accès aux semences certifiées pour les principales raisons suivantes :
- prix de vente prohibitif ;
- manque d’information sur les stocks disponibles ;
- éloignement des centres de conditionnement ;
- absence d’un crédit adapté.

Face à cette situation, le SNPRV a mis en œuvre à partir de 1995, avec la collaboration du PSN, de l’Association pour la Promotion Economique de Kindia (APEK) et de Sasakawa Global 2000 SG 2000, un programme dénommé « mini-doses » dans l’objectif de favoriser la diffusion des nouvelles variétés de riz créées au centre de Kilissi (CK 5, CK 7, CK 73, CK 211). Cependant, leur impact était encore très localisé.

Après l’échec des différentes tentatives, une nouvelle stratégie semencière a été initiée en 2002. Elle consiste à intégrer dans le dispositif semencier national les connaissances endogènes et pratiques paysannes en matière de production, de conservation et de diffusion des semences. Cette approche qui est complémentaire au système conventionnel semble donner aujourd’hui des résultats intéressants notamment en ce qui concerne la diffusion des nouvelles variétés de riz africain dénommé Nerica.

Bibliographie

1) Guinée, Vision 2010.
(Stratégie de développement socio-économique à l’horizon 2010)
Ministère Chargé de l’Economie, des Finances et du Plan.

2) Lettre de Politique de Développement Agricole
N° 2 LPDA 2
Ministère de l’Agriculture, des Eaux et des Forêts.

3) Réflexions sur l’élaboration et la mise en place d’un système adapté de production de semence communautaires en Guinée.
Dr Amadou Moustapha BEYE / ADRAO avec la collaboration de Mamadou Billo BARRY et de Aly CONDE

4) Document de Projet des Services Agricoles 2001 – 2010 composante vulgarisation
MAE – Service National de la Promotion Rurale et de la Vulgarisation.

5) Secteur Agricole et Rural en République de Guinée de 1958 – 1990.
Situation et perspectives.
Joseph Henri Thorigue, Représentant de la FAO

6) Projet de Développement Rural dans le Sud-Ouest de la Guinée Forestière – Guéckédou – Macenta (PGM). Rapport de préparation.
Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’Agriculture Rome (FAO)

7) Analyse Diagnostic et Définition des fonctions clefs du ministère de l’agriculture, des eaux et des forêts – MAEF.

Responsables nationaux

Monsieur Yombouno Namoury Responsable service national semencier
Bureau : (224) 41 42 60

Monsieur Baba Gallé Camara : Directeur général SNPRV
Bureau : (224) 22 12 43

Monsieur Aly Condé : Coordonnateur projet CBSS / Nerica
Bureau : (224) 43 15 02
Cellule : (224) (011) - 34 98 09

 

 


 

Tous droits réservés - African Seed Network - 2004
Designed by Mozilla