Pays : BENIN
Capitale : Porto-Novo
Superficie : 115
762 km²
Population : 6,2
millions d’habitants |
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Principales
cultures industrielles : coton-graine (386 000 tonnes),
graines de
Palme (155 000 tonnes), arachides (105 000 tonnes).
Principales cultures vivrières : manioc (1 930 000 tonnes),
igname(1 410 000
tonnes) maïs (715 000 tonnes), millet/sorgho (148 000 tonnes).
Réglementation et législation semencières
:
La plupart des textes qui régissent la production, le
contrôle et la certification des semences et plants en
République du Bénin sont devenus caduques depuis
que ce pays a élaboré des nouveaux textes réglementaires
qui mettent l’accent non seulement sur les aspects techniques
de la production mais en matière de production et de distribution
des semences définissent clairement les rôles de
tous les acteurs de la filière (multiplicateurs, organisations
paysannes, secteurs privés) et de l’administration.
Le Bénin a créé un catalogue officiel des
espèces et variétés et un document indicatif
des normes et règlements techniques de la production,
du contrôle et de la certification des semences.
Organisation de la
filière semencière
:
Dans le cadre des reformes de la politique nationale, le secteur
de la production des semences améliorées a été ouvert
aux privés à partir de la campagne 1994-1995.
Dès lors, la vision du gouvernement béninois
est de poursuivre le transfert des compétences aux organisations
paysannes (OP) pour une production en grande quantité de
semences performantes de qualité et d’amener tous
les producteurs à utiliser ces semences améliorées.
Le Gouvernement béninois entend poursuivre la libéralisation
du secteur semencier tout en corrigeant les dysfonctionnement.
La réalisation d’un programme d’appui à la
filière semencière au Bénin est prévue
par l’Etat et les études de faisabilité sont
en cours de réalisation.
Les activités de production et de diffusion des semences
améliorées ont plus été développées
dans le cadre des principales cultures industrielles que dans
celui des cultures vivrières. Néanmoins, d’importantes
activités ont été conduites sur les céréales
(maïs, riz, niébé) et racine/tubercule (manioc,
igname).
Plusieurs structures interviennent
dans les activités
de la filière semence dont les principales sont : l’Institut
National des Recherches Agronomiques du Bénin (INRAB),
les Centres d’Action Régionale pour le Développement
Rural (CARDER) et les Organisations Paysannes (OP). D’autres
structures, toutes du secteur public interviennent aussi dans
la gestion de la politique semencière nationale ce sont
: le Comité national des semences et plants, le Service
des semences et plants, le Laboratoire national d’analyse
et de certification des semences et plants.
De nouvelles dispositions de l’Etat attribuent aux multiplicateurs
privés en collaboration avec les organisations paysannes,
la production et la diffusion des semences certifiées.
Aucune taxe n’est perçue sur les semences améliorées
produites localement. Toutefois, les semences importées,
exceptées celles de la filière coton, sont frappées
des droits de taxe.
Il n’existe aucune aide financière de l’Etat
aux producteurs de semences améliorées. Seule la
distribution des semences coton est entièrement prise
en charge par l’interprofession.
Le Bénin dispose d’un réseau de multiplicateurs
dont la plupart a assimilé et appliqué avec plus
ou moins de succès les principes de rigueur qui caractérisent
l’activité de production des semences.
Certaines cultures de grande consommation
(sorgho, igname, voandzou, cultures maraîchères) font l’objet de peu
d’attention de la part des structures de recherche.
Besoins en semences
améliorées et en contrôleurs
semenciers :
Les besoins en semences améliorées sont faibles.
Plusieurs facteurs limitants expliquent ce manque d’intérêt
: (i) confusion sur le marché des semences due au désengagement
des Centres d’Action Régionale pour le Développement
et au désintéressement des Organisations Paysannes
; (ii) état douteux des produits proposés ; (iii)
variation des prix des semences d’une zone à l’autre
et d’une culture à l’autre.
Le nombre du personnel d’encadrement et des contrôleurs
semenciers est insuffisant. Les contrôleurs sont très
peu formés et ne disposent pas de moyens de travail appropriés.
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